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Chiffres clés sur les décès en France : causes, régions, place de la France en Europe

Quand on parle de décès en France, on mélange souvent des réalités très différentes : le vieillissement de la population, les maladies chroniques, les accidents, les épisodes de grippe, la fin progressive de la vague Covid… Mettre des chiffres sur ces sujets aide à y voir clair, à éviter les idées reçues, et surtout à savoir où chercher des informations fiables le jour où l’on en a besoin, pour soi ou pour un proche.

Cette page rassemble des repères simples, des ordres de grandeur, et des conseils très pratiques pour lire les statistiques sans se tromper, comprendre ce qui varie selon les régions, et situer la France par rapport aux autres pays européens.

Les grands repères : combien de décès chaque année, et ce que ça signifie

En France, on compte environ 640 000 décès par an sur les dernières années récentes. En 2023, l’Insee indique 639 269 décès (donnée provisoire à date de publication) et un taux de mortalité de 9,4 pour 1 000 habitants ; en 2024, l’estimation provisoire est 646 000 décès

Deux précisions utiles pour éviter les contresens :

  • Le nombre de décès dépend beaucoup de la structure d’âge : une région plus âgée mécaniquement comptera plus de décès, même si la santé globale n’y est pas moins bonne.

  • Pour comparer correctement des territoires (ou des pays), on utilise souvent des taux standardisés (qui neutralisent en partie l’effet de l’âge). L’Insee rappelle justement la différence entre taux brut et taux standardisé pour comparer des zones. 

2022-2023 : un point de bascule après la crise Covid

Les statistiques de causes médicales de décès montrent un changement net entre 2022 et 2023 :

  • En 2022, 673 190 personnes résidant en France sont décédées sur le territoire ; le taux standardisé est donné à 886,6 décès pour 100 000 habitants

  • En 2023, la DREES indique 637 082 décès (soit environ 36 000 de moins qu’en 2022) et un taux standardisé de 828,3 pour 100 000 habitants, à un niveau qualifié d’historiquement bas en 2023, tendance observée dans de nombreux pays européens. 

Ce recul s’explique en grande partie par la baisse de la mortalité liée au Covid : la DREES précise que plus de 60% de la baisse de mortalité en 2023 s’explique par le recul de la mortalité Covid. 

Les principales causes de décès en France : ce que montrent les chiffres

Les grandes causes sont regroupées en familles (cancers, cardio-neurovasculaire, respiratoire, causes externes…). C’est utile pour avoir une vue d’ensemble, même si chaque famille recouvre des réalités très variées.

Les cancers restent la première cause

En 2022, les tumeurs (cancers) représentent 25,5% des décès, première cause. 
En 2023, la DREES indique que les tumeurs comptent pour plus d’un quart des décès (27%)

Un point important, souvent oublié : les décès par cancer concernent en moyenne des personnes plus jeunes que la moyenne toutes causes confondues, ce qui explique que le cancer reste dominant même dans un pays où l’on vit longtemps. 

Les maladies cardio-neurovasculaires, deuxième cause majeure

En 2022, les maladies cardio-neurovasculaires représentent 20,8% des décès. 
En 2023, elles représentent 21,4% des décès selon la DREES. 

Ces décès concernent plus souvent des âges élevés ; la communication 2022 souligne que c’est la cause la plus fréquente chez les 85 ans et plus

Les maladies respiratoires (hors Covid) : un signal à suivre

En 2022, les décès dus aux maladies de l’appareil respiratoire hors Covid-19 ont fortement progressé et représentent 6,7% des décès, devenant la 3e cause

Le texte officiel relie cette hausse, au moins en partie, à des saisons de grippe marquées et à la circulation d’autres virus respiratoires (dont le VRS). 

Le Covid recule, mais ne disparaît pas du paysage

En 2022, le nombre de décès Covid diminue de près d’un tiers par rapport à 2021 et devient la 5e cause de décès
En 2023, la DREES rappelle que la baisse Covid explique l’essentiel de l’amélioration globale. 

Les causes externes : accidents, chutes, suicides… une réalité très concrète

Les causes externes rassemblent les accidents (transport, vie courante, noyades, intoxications…), les chutes, mais aussi les suicides et homicides.

En 2022, la France compte 44 800 décès dus à des causes externes, soit 6,7% des décès, et c’est la deuxième cause chez les moins de 65 ans (après les tumeurs). 
Le même ensemble de données insiste sur la hausse des chutes et des accidents domestiques chez les plus âgés. 

Sur le suicide, les sources publiques indiquent un enjeu de santé important : l’Observatoire national du suicide (DREES) mentionne un taux de décès par suicide de 13,4 pour 100 000 habitants en 2022 et souligne que la France se situe au-dessus de la moyenne de l’UE (comparaison sur taux standardisés). 

Disparités régionales : toutes les régions ne se ressemblent pas

Quand on parle de différences par région, deux choses se superposent :

  1. l’âge moyen (plus une région est âgée, plus le nombre de décès est élevé) ;

  2. des écarts de santé et d’accès aux soins, qui apparaissent mieux avec des indicateurs standardisés.

La DREES, sur les causes de décès en 2023, met en avant une géographie très nette :

  • Surmortalité dans les DROM, particulièrement à Mayotte (+89%) et en Guyane (+37%) si on compare au niveau attendu si les conditions de mortalité étaient les mêmes que pour la France entière. 

  • Une surmortalité aussi dans le nord et l’est de la France métropolitaine, avec par exemple +17% dans les Hauts-de-France

  • À l’inverse, une mortalité plus faible en Île-de-France (-15% par rapport à la moyenne nationale dans l’indicateur cité). 

La même publication souligne que ces disparités sont plus marquées pour les maladies cardio-neurovasculaires que pour les tumeurs. 
Elle note aussi que la mortalité est plus forte dans certains territoires ruraux hors influence des villes, et plus faible dans les pôles des grandes agglomérations, notamment pour cardio-neurovasculaire et causes externes. 

Comment lire ces écarts sans se faire piéger

Quelques réflexes simples :

  • Un chiffre par habitant n’a pas le même sens qu’un taux standardisé : si vous comparez deux régions d’âges très différents, le standardisé est plus parlant. 

  • Les DROM cumulent parfois des facteurs structurels (démographie, accès, conditions de vie) : les comparaisons existent, mais il faut les lire avec prudence et contexte. 

  • Les écarts par cause peuvent pointer des marges d’action : prévention (tabac, alcool, alimentation), dépistage, suivi des maladies chroniques, sécurisation du domicile des personnes âgées, etc. La DREES insiste notamment sur des causes plus élevées dans certains espaces ruraux, dont une partie pourrait être évitée par la prévention. 

La France en Europe : longévité élevée, mais pas première partout

Comparer les pays européens n’est pas qu’une question de prestige : cela donne des repères utiles sur la longévité, la mortalité évitable, et l’efficacité globale des systèmes de prévention et de soins.

Espérance de vie : la France dans le haut du tableau

Sur l’année 2023, une synthèse de l’Ined (basée notamment sur Eurostat) donne pour la France une espérance de vie à la naissance de 83,1 ans au total (80,1 hommes ; 85,9 femmes), à comparer à l’UE-27 à 81,5 ans (78,9 hommes ; 84,2 femmes). 

Autrement dit, la France se situe au-dessus de la moyenne européenne, même si certains pays font mieux (Espagne, Italie, Suisse… selon les tableaux). 

Eurostat souligne aussi qu’en 2023 l’espérance de vie à la naissance dans l’UE est repartie nettement à la hausse (au-dessus du niveau pré-Covid), ce qui remet les comparaisons sur une base plus normale. 

À 65 ans : un point fort français côté hommes

Eurostat indique qu’en 2023, l’espérance de vie à 65 ans des hommes est la plus élevée en France et au Luxembourg (19,9 ans)
Et à l’échelle régionale, l’Île-de-France figure parmi les régions avec la plus forte espérance de vie à 65 ans en Europe. 

Suicide : un indicateur où la France est moins bien placée que la moyenne UE

Sur le suicide, l’Observatoire national du suicide (DREES) indique que la probabilité de décéder à la suite d’un suicide reste nettement plus élevée en France que dans la moyenne de l’UE-27 (comparaison de taux standardisés citée par la DREES). 

Ce point compte car il rappelle une chose : on peut être un pays à forte longévité globale et garder des fragilités nettes sur certains sujets (santé mentale, isolement, addictions, prévention ciblée).

Repères très concrets pour les familles : de l’information fiable, au bon moment

Les statistiques aident à comprendre la société, mais, le jour où un décès survient, ce sont surtout des questions pratiques qui arrivent.

Les documents et démarches qui reviennent le plus souvent

Sans entrer dans les cas particuliers, voici ce que beaucoup de familles cherchent dans les premières 24-72 heures :

  • Le certificat de décès (rédigé par un médecin) : indispensable pour la suite des démarches.

  • La déclaration en mairie (souvent réalisée par les pompes funèbres, mais pas exclusivement selon les situations).

  • La question du lieu du décès : domicile, établissement de santé, EHPAD. La DREES note qu’en 2023, 53% des décès ont lieu en établissement de santé et 24% à domicile, avec une part de l’hospitalisation à domicile en hausse parmi les décès à domicile. 

  • Les premiers contacts : employeur, mutuelle, banque, bailleur, organismes sociaux. Un conseil simple : garder une liste écrite des appels et des pièces transmises, avec dates et noms.

Les zones grises qui font perdre du temps si on n’y pense pas

  • Multiples contrats : téléphone, énergie, streaming, abonnements… On oublie vite ce qui était au nom de la personne. Astuce : regarder les prélèvements sur 3 mois de relevés bancaires.

  • Co-titularité : compte joint, bail, assurance habitation… les règles changent selon le statut exact.

  • Données numériques : photos, e-mails, réseaux sociaux. Beaucoup de familles regrettent d’avoir attendu trop longtemps avant de sauvegarder ce qui devait l’être (dans un cadre légal et familial clair).

Quand les chiffres aident aussi à anticiper

Les données sur les causes externes rappellent des sujets très terre-à-terre :

  • Chez les personnes âgées, la hausse des chutes et accidents domestiques doit pousser à sécuriser le logement : éclairage, tapis, barres d’appui, chaussures stables, revue des médicaments qui augmentent le risque de chute, etc. 

  • En période hivernale, la dynamique des virus respiratoires (grippe, VRS) peut peser sur les fragiles : vaccination quand elle est recommandée, aération, vigilance en cas de symptômes et de déshydratation, surtout au grand âge. 

  • Sur la santé mentale, le suicide est un sujet de santé publique réel en France, avec des disparités régionales et une comparaison UE défavorable dans les indicateurs cités par la DREES. 
    Si vous êtes inquiet pour un proche, l’important n’est pas de trouver la phrase parfaite, mais d’oser poser la question, de rester présent, et d’orienter vers un professionnel de santé ou un dispositif d’écoute adapté.

Les sources à privilégier quand vous cherchez des chiffres fiables

Pour un usage informations utiles, les meilleures sources sont celles qui publient des données officielles, méthodologiquement explicitées :

  • Insee : volumes annuels de décès, taux de mortalité, séries longues. 

  • DREES / Santé publique France / CépiDc-Inserm : analyses des causes médicales, tendances, disparités territoriales. 

  • Eurostat / Ined : comparaisons européennes (espérance de vie, niveaux par pays, parfois par régions). 

Un conseil simple : quand un chiffre vous surprend, cherchez toujours la ligne champ (France entière ? France métropolitaine ? incluant Mayotte ?), l’année exacte, et si le chiffre est provisoire ou définitif. L’Insee rappelle d’ailleurs que certaines séries révisent les données au fil des extractions.

Réalisations après décès

1 juillet 2026

Certains chantiers imposent des décisions radicales. Dans cet appartement de 40 m2 de Tinqueux, aux portes de Reims, où nos techniciens sont intervenus le 1er juillet pour Monsieur G., le décès de l'occupant remontait à deux mois. Face à l'ampleur de la contamination, une mesure s'est imposée dès le diagnostic : l'enlèvement de la totalité du parquet flottant du logement, et pas seulement celui de la pièce du décès. Explication d'un choix technique qui fait toute la différence entre un logement traité en surface et un logement réellement assaini.

1 juillet 2026

Une emprise au sol d'environ 35 m2, trois niveaux superposés et 20 m3 de mobilier à évacuer : le chantier confié à nos techniciens le 1er juillet par Monsieur P., à Saint-Ouen-l'Aumône dans le Val-d'Oise, concentrait sur une toute petite maison de ville des contraintes que l'on rencontre habituellement sur de grandes surfaces. L'occupant y était décédé trois jours avant sa découverte. Décontamination, désinfection, retrait de la partie souillée et débarras complet du mobilier : récit d'une intervention où la verticalité a dicté toute l'organisation.

30 juin 2026

Le 30 juin, nos techniciens sont intervenus à Chantrigné, commune du nord de la Mayenne, pour le compte de Monsieur G. La mission portait sur la décontamination, la désinfection et le nettoyage complet d'un appartement de 45 m2 après un décès découvert deux à trois jours après sa survenue. La prestation comprenait également le débarras de toute la literie et du canapé, ainsi que la dépose du balatum de la chambre. Retour sur cette intervention et sur le protocole appliqué par notre équipe.

30 juin 2026

Traiter un petit logement après un décès ne demande pas moins de rigueur qu'une grande maison, bien au contraire. Dans un espace de 20 m2, chaque surface se trouve à proximité immédiate de la zone contaminée et rien ne peut être laissé de côté. C'est le défi qu'ont relevé nos techniciens le 30 juin à Laval, en Mayenne, où Monsieur H. nous a confié la décontamination, la désinfection et le nettoyage d'un appartement après le décès de son occupant, accompagnés d'un débarras de 3 m3.

30 juin 2026

Le 30 juin 2026, nos techniciens sont intervenus au Mans, dans la Sarthe, à la demande de Monsieur M., pour la décontamination et la désinfection de l'étage d'une maison après un décès. Le défunt a été retrouvé dans une chambre du premier étage, dix à quinze jours après sa disparition. L'intervention a porté sur trois chambres, le couloir et la salle de bain, et a inclus la dépose du parquet flottant de la pièce concernée ainsi qu'un débarras de 5 m3. Voici le détail du protocole appliqué.

29 juin 2026

Le 29 juin 2026, nos techniciens sont intervenus à Hyères, dans le Var, à la demande de Monsieur G., pour la décontamination complète d'un appartement de 40 m2 après le décès de son occupant. Le corps ayant été découvert environ deux mois après le décès, le logement présentait une contamination biologique importante nécessitant un protocole strict de bionettoyage, complété par un débarras de 12 m3. Ce compte rendu détaille les étapes de l'intervention menée par notre équipe.

27 juin 2026

Certains logements s'arrêtent avec leur occupant. Cet appartement toulonnais de 70 m2 était resté figé depuis le décès de la personne qui y vivait, six ans auparavant : denrées dans les placards, réfrigérateur encore garni, literie et canapé en place. Le 27 juin, Monsieur L. a confié à nos techniciens la décontamination, la désinfection et le nettoyage complet des lieux, pour que ce logement puisse enfin entamer une nouvelle histoire.

27 juin 2026

Le savoir-faire de nos techniciens ne s'arrête pas aux frontières françaises. Le 27 juin, notre équipe s'est déplacée à Strassen, commune limitrophe de Luxembourg-ville au Grand-Duché de Luxembourg, à la demande de Monsieur N., pour la décontamination, la désinfection et le nettoyage d'une chambre de 15 m2 après un décès. La literie contaminée a été évacuée en filière DASRI, le circuit réglementé des déchets à risque infectieux. Retour sur cette intervention hors de nos frontières habituelles.

25 juin 2026

7 m2 : c'est la plus petite surface traitée par nos équipes ces dernières semaines, et l'une des plus exigeantes. Le 25 juin, le gestionnaire d'une résidence sociale d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, nous a confié la décontamination, la désinfection et le nettoyage complet d'une chambre après le décès de son occupant, literie comprise. Dans ces établissements qui logent des personnes souvent isolées, ce type d'intervention demande autant de rigueur technique que de considération humaine.